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Du mercure retrouvé dans les lacs pyrénéens

"Transfer of marine mercury to mountain lakes" - Nature Scientific report 2017

La revue scientifique "Nature Scientific Report" a publié le 5 octobre 2017, un article sur les recherches de nos chercheurs du laboratoire Ecolab et d'autres entités du CNRS, l'Université de Toulouse et l'Université de Pau sur la présence de mercure dans les lacs pyrénéens.

Résumé

L'alevinage et l'introduction de poissons sont des activités de longues dates. Le taux d'introduction de poissons non autochtones a plus que doublé ces dernières décennies et a de nombreux effets négatifs sur les écosystèmes aquatiques, en particulier dans les lacs de haute montagne. Le mercure est quant à lui un polluant global, une substance classée prioritaire à l'échelle mondiale. Dans cette publication, Sophia Hansson et ses collègues du CNRS, de l'Université de Toulouse et de l'Université de Pau ont utilisé une combinaison de traceurs dans des truites afin de découvrir l'origine et le devenir du mercure dans les lacs des Pyrénées. En combinant finement l'histoire individuelle de chaque truite, leur place dans le réseau trophique (écosystème), les chercheurs montrent qu'une partie du mercure présent dans ces truites a pour origine la nourriture des alevins dans les piscicultures dont ils sont originaires. Ces alevins, présents massivement dans les lacs de haute montagne, introduisent ainsi du mercure d'origine marine. Ce mercure provient en effet de farines de poissons marins et par conséquent certaines truites de montagne présentent des signatures isotopiques de poissons prédateurs marins. Si la quantité de mercure introduite est relativement faible, la rémanence de cette signature marine du mercure dans les écosystèmes aquatiques de haute montagne, met en évidence l'importance de nouvelles recherches sur le rôle de l'alevinage sur l'introduction du mercure immédiatement bio-disponible dans les écosystèmes d'eau douce.

 

Ce projet était soutenu par une bourse Axa Research Fund octroyée à Sophia Hansson ainsi que le soutien du programme Prestige/Campus France - cofinancé par le programme européen Marie Curie. Il était également soutenu par l' Observatoire Midi--Pyrénées, l'ANR JCJC TRAM et le le Labex DRIIHM-OHM Haut-Vicdessos.

 

Auteurs :

 

S.V. Hansson (1,5), J. Sonke (2), D. Galop (3), G. Bareilles (4), S. Jean (1) et G. Le Roux (1)

 

1) EcoLab, Université de Toulouse, CNRS, INP, UPS
2) Observatoire Midi-Pyrénées, Laboratoire Géosciences Environnement Toulouse, CNRS; IRD; Université de Toulouse
3) Laboratoire GEODE UMR 5602, Labex DRIIHM (OHM Haut Vicdessos), CNRS, Université J. Jaurès
4) CNRS/Université de Pau & Pays Adour, Institut des Sciences Analytiques et de Physico-Chimie pour l’Environnement et les Matériaux
5) Departement de Biosciences, Université Aarhus, Fredriksborgvej (Danemark)

 

 

Intégralité de l'article

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